chronique du 16/02/2008

Publié le par JCB

Cette catégorie d'articles porte sur l'avancée de mes recherches, mes raisonnements, mes méthodes de travail, mes sentiments sur la question. Il s'agit des coulisses de mes recherches, au fil de l'eau. J'aborderai également mes difficultés, mes questionnements. Elle a quelquechose de beaucoup plus personnel que les autres catégories d'articles. C'est en quelque sorte un journal de bord d'un biographe amateur.

Je suis un amateur dans le sens où je ne suis pas un historien professionnel. Je travaille dans une agence comptable d'un lycée. Je suis fonctionnaire. Plus précisément Attaché d'administration de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur. Je suis marié. Mon épouse et moi avons deux enfants. Enfin, outre les recherches sur le libraire de la rue Saint-Agricol, je pratique la course à pieds sur route (10 km - semi-marathon - marathon) et trails. Autre passion dévoreuse de temps. Ainsi je partage mon temps entre ma famille, ma profession, le sport et mes recherches sur Joseph Roumanille.

Celles-ci trouvent leur origine en 1988-1989. Elève en deuxième année à l'Institut d'études politiques (I.E.P.) de Grenoble, je devais trouver un sujet de rapport de recherches. Originaire de Roquemaure, commune du département du Gard, jedécidais de prendre pour sujet Placide Cappeau (1808-1877), auteur du chant de Noël "Minuit Chrétiens", connu dans de nombreux pays. Ce personnage est l'une des personnalités roquemauroises les plus remarquables. Il fut également membre du félibrige. ce terme m'était alors inconnu. Après un détour par un dictionnaire je découvris qu'il s'agissait d'une école linguistique et littéraire née le 21 mai 1854. Ses plus illustres représentants étaient Théodore Aubanel, Joseph Roumanille et Frédéric Mistral. Ce dernier, auteur reconnu pour son oeuvre intitulée Mireille (1859), fut prix Nobel de littérature en 1904 partageant la distinction avec le catalan Echegaray. 

Les recherches de deuxième année me passionnèrent. Elles se concrétisèrent par un rapport d'une quarantaine de pages dactylographiées suivies d'une bonne centaine de pages d'annexes.

L'année suivante une nouvelle épreuve nous attendait, mes collègues de promotion et moi : le mémoire de troisième année. Ayant découvert ce qu'était le félibrige, je décidais, dans la mesure du possible, de poursuivre mes investigations sur le félibrige. Monsieur Roland Léwin, sur les conseils duquel j'avais travaillé l'année précédente, accepta de me rattacher au séminaire de "littérature et politique". Qu'il en soit ici grandement remercié ainsi que son confrère M. Jean-Pierre Bernard, co-animateur de ce séminaire. ce n'était pas du tout évident. Le séminaire portait plus particulièrement sur les auteurs russes et soviétiques du XIXème et XXème siècles. Le grand écart entre Gorki, Gombrowicz, Nabokov pour ne citer qu'eux et les auteurs provençaux du XIXème siècle n'allait pas de soi.

Mon mémoire de troisième année a consisté à plonger dans les ouvrages traitant de mon objet de recherche. Il est plus une compilation des meilleurs écrits sur le sujet qu'un travail d'investigation et d'analyse poussées. En un peu plus de six mois de temps il m'était impossible de faire mieux selon moi. J'avais par ailleurs un diplôme à obtenir, notre mémoire ne constituant qu'une partie du travail à fournir.

Mes études terminées, j'ai décidé de poursuivre la tâche entamée mais en allant plus dans le détail. En m'intéressant aux sources de première main, en prenant connaissance des écrits que je n'avais pas eu le loisir de consulter en quelques mois. Le but, à terme, est d'élaborer une biographie de cet auteur du siècle passé.

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